Press Release

Friday 12 December 2008
by cilalp_2
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The President of the French Republic, in his capacity of President of the European Union, has just delegated to the Ministries of Foreign Affairs and the Interior the organisation of a colloquium called “Religions and Public Authorities in the European Union” in Paris, on December 17, 2008.

The 27 Member States of the European Union are requested to send a delegation on a set model made up of a governmental official responsible for religious affairs or religions within the State:
- A Catholic Priest or a Protestant Pastor,
- A Rabbi,
- An Imam.

In so doing, the French Presidency is implementing the verbal commitment made during Pope Benedict’s visit by integrating religions in the public management of State affairs.

Clearly, this is a violation of the 1905 law of separation of Religions and the State.

Actually, this calls into question the French Constitution which expressly provides secularism in the Republic.

Clearly, the aim is to grant a special status to the three above mentioned religions, which amounts to establishing discrimination among citizens.

The Belgian Centre d’Action Laïque belge (asbl) asked secularist organisations to call on the public authorities in their countries to boycott this meeting.

The Fédération Nationale de la Libre Pensée completely supports this action. The Federation draws the citizens’ attention on the consequences of this policy of religious integration.

It intercedes with the Presidency of the Republic to renew its demand of an interview in order to make the secularist citizens’ opinion known – don’t forget that they are the majority.

Paris, December 9, 2008


News items

Diplômes catholiques reconnus par la France : l’Union européenne antilaïque est en marche !

Tuesday 23 December 2008

- COMMUNIQUE DE PRESSE –

(Extrait)

Le 18 décembre 2008, la France et le Saint-Siège (nom diplomatique et hypocrite du Vatican) ont signé au Quai d’Orsay un accord sur la reconnaissance des diplômes de « l’enseignement supérieur » catholique.

Voici ce qu’en dit le journal La Croix : « Cette signature, jeudi, sous les ors du grand salon du Quai d’Orsay, est historique. Elle revient sur une situation d’infériorité de l’enseignement supérieur catholique vieille de plus d’un siècle. Car si, en 1875, la IIIe République a proclamé la liberté de l’enseignement supérieur, elle avait très vite, des 1880, à l’initiative de Paul Bert et Jules Ferry, réservé l’attribution des titres universitaires aux seules universités publiques. En 1984, le Conseil d’Etat a estimé que ce principe du monopole d’Etat de la collation des grades universitaires s’imposait même au législateur…

Le processus de Bologne (Union européenne) par lequel 29 Etats européens – dont la France et le Saint-Siège – se sont engagés à établir d’ici à 2010 un espace européen de l’enseignement supérieur, est venu brouiller les cartes. En reconnaissant les diplômes étrangers, la France reconnaissait, de fait, les diplômes délivrés par des institutions catholiques de ses partenaires européens. La République devait aussi reconnaître les diplômes canoniques reconnus chez ses partenaires ».

Il apparaît donc clairement, qu’une fois de plus, l’Union européenne est une machine de guerre contre la République laïque. Elle mérite bien le surnom, donné par la Libre Pensée dès 1954, « d’Europe vaticane ».

Lire le communiqué dans son intégralité :

 

Communiqué de presse

Thursday 11 December 2008

FEDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSEE

Membre de l’Union Internationale Humaniste et Laïque (IHEU)

Le Président de la République, en qualité de Président de l’Union européenne, vient de déléguer l’organisation aux Ministères des Affaires étrangères et au Ministère de l’Intérieur d’un colloque, le 17 décembre 2008, à Paris, intitulé « Religions et puissance publique dans l’Union européenne ».

Les 27 pays constituant l’Union Européenne sont invités à participer, en envoyant une délégation, dont le modèle recommandé est le suivant : un responsable chargé, au sein de l’Etat, des questions religieuses ou des cultes :
- Un prêtre ou un pasteur,
- Un rabbin,
- Un imam.

Ce faisant, la Présidence française concrétise les engagements verbaux pris lors de la visite du Pape Benoît XVI en intégrant les religions dans la gestion publique des États.

C’est manifestement une violation de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État, C’est une remise en cause effective de la Constitution française qui mentionne expressément la laïcité de la République.

Il est évident que l’objectif est de conférer aux trois religions précitées un statut particulier ce qui revient à établir une discrimination entre les citoyens.

Le Centre d’Action Laïque belge (asbl) a demandé aux associations laïques de saisir les autorités politiques de leur pays afin qu’elles boycottent cette réunion.

La Fédération Nationale de la Libre Pensée s’associe pleinement à cette action. Elle attire l’attention des citoyens sur les conséquences de cette politique d’intégration religieuse.

Elle intervient auprès de la Présidence de la République pour renouveler sa demande d’entretien afin de faire connaître la position des citoyens attachés à la laïcité de l’État qui, rappelons-le, sont majoritaires.

Paris, le 9 décembre 2008