Le Président de la République viole la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État

dimanche 14 décembre 2008
par cilalp_france
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Le Président de la République, en qualité de Président de l’Union européenne, vient de déléguer l’organisation au Ministère des Affaires étrangères et au Ministère de l’Intérieur d’un colloque, le 17 décembre 2008, à Paris, intitulé « Religions et puissance publique dans l’Union européenne ».

Les 27 pays constituant l’Union Européenne sont invités à participer, en envoyant une délégation, dont le modèle recommandé est le suivant : un responsable chargé, au sein de l’Etat, des questions religieuses ou des cultes :
- Un prêtre ou un pasteur,
- Un rabbin,
- Un imam.

Ce faisant, la Présidence française concrétise les engagements verbaux pris lors de la visite du Pape Benoît XVI en intégrant les religions dans la gestion publique des États.

C’est manifestement une violation de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État,

C’est une remise en cause effective de la Constitution française qui mentionne expressément la laïcité de la République.

Il est évident que l’objectif est de conférer aux trois religions précitées un statut particulier ce qui revient à établir une discrimination entre les citoyens.

Le Centre d’Action Laïque belge (asbl) a demandé aux associations laïques de saisir les autorités politiques de leur pays afin qu’elles boycottent cette réunion.

La Fédération Nationale de la Libre Pensée s’associe pleinement à cette action. Elle attire l’attention des citoyens sur les conséquences de cette politique d’intégration religieuse.

Elle intervient auprès de la Présidence de la République pour renouveler sa demande d’entretien afin de faire connaître la position des citoyens attachés à la laïcité de l’État qui, rappelons-le, sont majoritaires.

Paris, le 9 décembre 2008


Brèves

Diplômes catholiques reconnus par la France : l’Union européenne antilaïque est en marche !

Tuesday 23 December 2008

- COMMUNIQUE DE PRESSE –

(Extrait)

Le 18 décembre 2008, la France et le Saint-Siège (nom diplomatique et hypocrite du Vatican) ont signé au Quai d’Orsay un accord sur la reconnaissance des diplômes de « l’enseignement supérieur » catholique.

Voici ce qu’en dit le journal La Croix : « Cette signature, jeudi, sous les ors du grand salon du Quai d’Orsay, est historique. Elle revient sur une situation d’infériorité de l’enseignement supérieur catholique vieille de plus d’un siècle. Car si, en 1875, la IIIe République a proclamé la liberté de l’enseignement supérieur, elle avait très vite, des 1880, à l’initiative de Paul Bert et Jules Ferry, réservé l’attribution des titres universitaires aux seules universités publiques. En 1984, le Conseil d’Etat a estimé que ce principe du monopole d’Etat de la collation des grades universitaires s’imposait même au législateur…

Le processus de Bologne (Union européenne) par lequel 29 Etats européens – dont la France et le Saint-Siège – se sont engagés à établir d’ici à 2010 un espace européen de l’enseignement supérieur, est venu brouiller les cartes. En reconnaissant les diplômes étrangers, la France reconnaissait, de fait, les diplômes délivrés par des institutions catholiques de ses partenaires européens. La République devait aussi reconnaître les diplômes canoniques reconnus chez ses partenaires ».

Il apparaît donc clairement, qu’une fois de plus, l’Union européenne est une machine de guerre contre la République laïque. Elle mérite bien le surnom, donné par la Libre Pensée dès 1954, « d’Europe vaticane ».

Lire le communiqué dans son intégralité :

 

Communiqué de presse

Thursday 11 December 2008

FEDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSEE

Membre de l’Union Internationale Humaniste et Laïque (IHEU)

Le Président de la République, en qualité de Président de l’Union européenne, vient de déléguer l’organisation aux Ministères des Affaires étrangères et au Ministère de l’Intérieur d’un colloque, le 17 décembre 2008, à Paris, intitulé « Religions et puissance publique dans l’Union européenne ».

Les 27 pays constituant l’Union Européenne sont invités à participer, en envoyant une délégation, dont le modèle recommandé est le suivant : un responsable chargé, au sein de l’Etat, des questions religieuses ou des cultes :
- Un prêtre ou un pasteur,
- Un rabbin,
- Un imam.

Ce faisant, la Présidence française concrétise les engagements verbaux pris lors de la visite du Pape Benoît XVI en intégrant les religions dans la gestion publique des États.

C’est manifestement une violation de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État, C’est une remise en cause effective de la Constitution française qui mentionne expressément la laïcité de la République.

Il est évident que l’objectif est de conférer aux trois religions précitées un statut particulier ce qui revient à établir une discrimination entre les citoyens.

Le Centre d’Action Laïque belge (asbl) a demandé aux associations laïques de saisir les autorités politiques de leur pays afin qu’elles boycottent cette réunion.

La Fédération Nationale de la Libre Pensée s’associe pleinement à cette action. Elle attire l’attention des citoyens sur les conséquences de cette politique d’intégration religieuse.

Elle intervient auprès de la Présidence de la République pour renouveler sa demande d’entretien afin de faire connaître la position des citoyens attachés à la laïcité de l’État qui, rappelons-le, sont majoritaires.

Paris, le 9 décembre 2008