LA SEPARATION DES EGLISES ET DE L’ETAT ET LES LIBERTES INDIVIDUELLES

mardi 4 décembre 2007
par cilalp_france
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« Le gouvernement des Etats-Unis n’est en aucune manière fondé sur la religion chrétienne, il n’a aucune inimitié envers la loi, la religion ou la tranquillité des musulmans » John ADAMS

La Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE) vient de rendre un avis aux termes duquel est victime d’une discrimination la mère d’une élève portant le voile musulman, écartée en qualité d’accompagnatrice d’une sortie scolaire au seul motif qu’elle exhibe un signe religieux. Cette prise de position ouvre un de ces débats sur la laïcité dont le France est le théâtre depuis un quart de siècle. Cette discussion difficile traverse bien légitimement la Libre Pensée qui ne s’est pas encore prononcée publiquement pour la laisser se poursuivre. La comparaison avec la situation des Etats-Unis paraît nécessaire pour en expliciter les termes aux lecteurs américains.

Aujourd’hui l’héritage de Thomas Jefferson et de James Madison pour le peuple américain et celui de Ferdinand Buisson, d’Aristide Briand et de Jaurès pour le peuple français sont sérieusement entamés. L’influence grandissante des religions dans la sphère publique pose la question de l’articulation entre laïcité et liberté d’expression.

LES HERITAGES AMERICAIN ET FRANÇAIS EN MATIERE DE LAÏCITE

Les révolutions américaine et française du 18ème siècle procèdent des idéaux des Lumières. Comme deux sœurs, elles partagent une ascendance commune marquée par le combat contre l’oppression de la couronne, assise sur une religion établie dans le cas britannique ou alliée à celle de Rome, conformément à l’adage : cujus regio, ejus religio, dans l’exemple français. Des liens puissants les unissent. La Fayette contribue à l’émancipation des colonies britanniques d’Amérique. Franklin brille à Paris lorsque se produit la journée du 14 juillet 1789. Durant la Révolution française, Thomas Paine, qui appelle à l’indépendance des colonies anglaises d’Amérique en 1776, siège à la Convention.

Ces deux révolutions montrent un appétit insatiable pour les libertés, notamment de conscience. A leur manière, avec leur génie propre et selon des rythmes différents, elles installent la République et engendrent un système institutionnel fondé sur l’égalité en droit des citoyens et la séparation des Eglises et de l’Etat.

En 1791, le premier amendement de la Constitution des Etats-Unis interdit au Congrès de reconnaître une religion établie, de restreindre de quelque manière que ce soit le libre exercice des cultes ou de porter atteinte à la liberté de parole ou de presse.

En 1905, les républicains français achèvent le processus d’émancipation politique engagé en 1789. Après plus d’un siècle de lutte contre les cléricaux, les monarchistes et les Bonaparte, enrichis des expériences de séparation de 1795 à 1801 et de la Commune de Paris en 1871, un quart de siècle après avoir imposé la liberté de la presse, le droit de constituer des syndicats libres et la laïcité de l’Ecole, à la faveur enfin de leur victoire sur la réaction lors de l’Affaire Dreyfus, ils instaurent une liberté d’association pleine et entière, en 1901, et énoncent en droit le principe selon lequel l’Etat « ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte », en 1905.

Contrairement à ce que sera, plus d’un siècle plus tard, la conception française de la séparation, le premier amendement porte l’empreinte de la diversité d’un paysage religieux dont le trait dominant est l’hostilité aux cultes établis, semblables à l’Eglise anglicane. D’ailleurs, Thomas Jefferson, l’auteur de la célèbre lettre de Danbury, reçoit l’appui des baptistes. Cette contradiction ouverte alimente le jeu complexe et fluctuant des rapports entre les Eglises et l’Etat aux Etats-Unis, une nation d’immigrants dotée d’institutions fédérales. Un mouvement de balancier entre repli religieux et essor de la pensée libre marque tout le 19ème siècle de même qu’alternent, ou se produisent parfois en même temps, phases de présence active des religions dans l’espace public et périodes d’affirmation du « mur de séparation » au 20ème siècle.

En France, de la nuit tragique du 24 août 1572 à la répression des Camisards suivie de la Révocation de l’Edit de Nantes en 1685, l’écrasement de la Réforme protestante impose le monopole du catholicisme. Ce legs de l’Histoire conduit les républicains français à inventer une solution différente de celle des Américains, conforme aux exigences d’une nation unitaire, peut-être plus nette dans sa formulation mais identique dans ses principes.

L’INFLUENCE GRANDISSANTE DES RELIGIONS DANS LA SPHERE PUBLIQUE

Les sectes protestantes fondamentalistes et les télévangélistes, d’un côté, l’Eglise catholique de l’autre, influencent le personnel politique traditionnel des Etats-Unis. De même, s’affirment des revendications religieuses dans l’enseignement. Par exemple, les partisans du « dessein intelligent » exigent que la Genèse soit présentée aux élèves comme une théorie vraie, comparable à celle de Darwin, pourtant scientifiquement établie selon les catégories de la Raison. Il s’agit peut-être d’une de ces phases de l’histoire des Etats-Unis où la part d’ombre domine, semblable au Grand Réveil durant et après lequel le mouvement évangéliste à caractère populaire supplante progressivement, dès le début du 19ème siècle, le puritanisme des origines, élitiste et souvent intolérant, et multiplie alors les initiatives en faveur de l’abrogation du premier amendement. Toutefois, aujourd’hui comme hier, la situation apparaît fortement contrastée. La Cour suprême souligne que la séparation vaut autant pour les Etats fédérés que pour l’Etat fédéral.

En France, la loi du 31 décembre 1959 constitue, à cet égard, une brèche majeure dans la séparation des Eglises et de l’Etat. Pratiquement toutes catholiques, les écoles privées bénéficient d’aides des collectivités publiques s’élevant à neuf milliards d’euros environ (douze milliards et demi de dollars) pour deux millions d’élèves. D’autres sources publiques de financement direct ou indirect alimentent les cultes et leurs œuvres. + Etats généraux (présentés par AA en février 2007) Compte tenu de cette situation, bien que la République soit « laïque, démocratique et sociale » selon la Constitution du 4 octobre 1958, la séparation des Eglises et de l’Etat souffre de nombreuses entorses. Par exemple, le président de la République récemment élu, ami de l’hôte actuel de la Maison Blanche, participe, flanqué du Premier ministre, aux obsèques de l’ancien cardinal archevêque de Paris, en août 2007. La laïcité se trouve également menacée dans sa nature même. Ministre de l’Intérieur, M. Sarkozy installe, en 2003, le Conseil français du culte musulman (CFCM) et désigne autoritairement son président, le recteur de la mosquée de Paris. Devenu titulaire de la magistrature suprême, il somme le ministre de l’Intérieur, qui lui a succédé dans cette fonction, de mettre en œuvre les conclusions du rapport d’une commission d’experts, présidée par un professeur de droit, M. Machelon, réunie d’octobre 2005 à septembre 2006 pour déterminer les modifications à apporter à la loi de 1905. Déjà sérieusement atteinte par les dispositions introduites par le régime de Vichy de 1940 à 1942 et jamais abrogées depuis la Libération, elle serait profondément dénaturée si les propositions de cette commission devaient être adoptées. La perte de souveraineté de la République, consécutive à l’intégration de la France dans une Union européenne inspirée par le Vatican, constitue l’une des causes de cette situation.

Ces conditions étant favorables aux religions, depuis un quart de siècle environ, souffle sur la France, terre d’immigration, un vent de multiculturalisme, d’abord léger puis plus soutenu, que les diverses confessions entretiennent et dont la nature est incompatible avec la conception de la République issue de la Révolution française. Contraints à la Terreur en raison même des menaces que fait peser le fédéralisme sur les libertés conquises contre la monarchie et l’Eglise, les Jacobins mettent en place un cadre politique unitaire où les particularismes n’ont pas leur place dans la sphère publique. Pour que chacun puisse jouir des libertés démocratiques, dont celle consistant à honorer une tradition spécifique, la République doit être une, indivisible et aveugle aux différences de manière à assurer l’égalité de tous devant la loi. Il en va autrement aux Etats-Unis, pays fédéral d’immigrants. La nation américaine s’enracine dans l’agglutination de populations aventureuses, venues de tous les horizons avec leur passé et leur manière de vivre dans leur sac. De même, le principe d’égalité y prend un sens particulier compte tenu des avatars de l’esclavage imposé aux noirs d’Amérique par les Etats du sud, dont la Guerre civile, dirigée par les libres penseurs Lincoln, Grant et Sherman, n’a pas effacé les traces infâmes durant des décennies.

L’ARTICULATION ENTRE LAÏCITE ET LIBERTE D’EXPRESSION

Le problème de l’articulation entre la laïcité et la liberté d’expression se pose peut-être avec davantage d’acuité en France qu’aux Etats-Unis. Attardons-nous donc sur l’exemple français.

La place grandissante laissée aux religions dans la sphère publique nourrit une interrogation sur la laïcité. Le consensus républicain établi depuis 1905 autour de la conception des rapports entre le religieux et le politique est rompu depuis près d’un quart de siècle. Une partie importante des forces initialement attachées au principe juridique de stricte séparation des sphères publique et privée soutient désormais que la laïcité doit se réduire à une forme de la tolérance, de nature à répondre à toutes les aspirations identitaires ou religieuses. En quelque sorte, l’esprit de la loi de 1905 doit s’effacer derrière celui de l’Edit de Nantes, dont le 400ème anniversaire a d’ailleurs été davantage commémoré par ces forces que le centenaire de la Séparation. Fruit de l’adaptation au cadre bonapartiste instauré en 1958 et aux institutions européennes inspirées par le Vatican, tournant le dos au serment prêté en 1960 par tous les laïques de combattre pour obtenir l’abrogation de la loi de 1959 sur le financement public de l’enseignement privé, cette orientation s’est traduite par la destruction ou la dégénérescence de grandes organisations associatives ou syndicales, progressivement infiltrées par des cléricaux revêtus des oripeaux du modernisme.

Le vote de la loi d’orientation sur l’Ecole du 10 juillet 1989, une date presque symbolique, marque une étape dans la détérioration du consensus républicain sur la laïcité. Son article 10 introduit un droit à la liberté d’expression des élèves. Ce texte constitue la brèche par laquelle les revendications identitaires et religieuses s’engouffrent dans le sanctuaire de l’Ecole. Dès septembre 1989, des jeunes filles issues de familles musulmanes prosélytes arborent des voiles religieux à l’intérieur des locaux scolaires. Saisi pour avis, le Conseil d’Etat énonce une solution qui admet le port de signes religieux « non ostentatoires » au nom précisément de la liberté d’expression reconnue aux élèves. Au lieu de constituer un apaisement, cet avis entretient pendant de longues années une grande confusion et laisse les chefs d’établissements livrés à eux-mêmes pour régler les situations conflictuelles et faire face aux provocations. En 2004, au terme des travaux d’une commission installée par le président de la République, est votée une loi interdisant le port de signes religieux « ostensibles » à l’école. En quelque sorte, le législateur valide l’avis du Conseil d’Etat, fait la part belle aux petites croix et interdit de fait voiles et kippas.

Des forces résistent à l’œuvre de dénaturation des principes fondateurs de la laïcité. La Libre Pensée n’est pas la moindre. En décembre 2005, elle en rassemble une bonne part pour célébrer le centenaire de la loi de 1905. Cette action en défense de la séparation des Eglises et de l’Etat se déroule dans un climat de surexposition de la religion musulmane, à la suite notamment du 11-septembre. A la faveur des initiatives spectaculaires des factions les plus radicales de l’islam, il s’agit de jeter la suspicion sur les étrangers issus des pays arabes et de donner implicitement un certificat d’aptitude à la paix civile aux autres confessions, tout particulièrement à la plus puissante, la religion catholique.

L’avis de la HALDE s’inscrit dans ce contexte. Pour éviter les faux débats, précisons d’emblée que nous condamnons la prolifération d’institutions de cette nature, le règne des experts désignés par le prince étant l’ennemi mortel de la démocratie représentative. En l’espèce, la composition de cette haute autorité montre d’ailleurs que les religions y comptent d’efficaces relais. Il n’en demeure pas moins que la manière dont la HALDE a statué sur le cas des mères d’élèves portant le voile musulman n’appelle pas l’opprobre pour l’auteur de ces lignes.

La Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen du 26 août 1789 reconnaît à tous les citoyens la liberté d’expression, même religieuse. Celle qui figure en préambule de la Constitution du 24 juin 1793 adoptée par la Convention, alors même qu’une vague de déchristianisation de grande ampleur traverse le pays depuis des mois, confirme le droit à chacun d’affirmer toutes ses convictions, tant que l’ordre public institué par la loi n’est pas troublé. Dans les deux cas, la limitation des libertés individuelles fondamentales ne peut résulter que d’une décision du législateur et n’est légitime que si des motifs sérieux la justifient. Un raisonnement analogue inspire la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950.

A tous, la séparation des Eglises et de l’Etat assure la liberté de conscience, la clef de voûte de toutes les autres. Elle repose sur la neutralité absolue des collectivités publiques en matière religieuse et philosophique. En conséquence, elle interdit le financement public des cultes et soumet les fonctionnaires et autres agents publics à une stricte obligation de réserve. Ils ne doivent pas porter d’insignes distinctifs, religieux ou autres, ni affirmer leurs convictions personnelles ou leurs préférences pendant le service. En dehors, ils exercent leurs droits de citoyens sans restriction. Seuls les syndicalistes bénéficient d’une plus grande liberté de parole pour défendre ces personnels, régis par un statut qui les protègent de l’arbitraire ou des alternances politiques.

La laïcité de l’Ecole ménage un espace à l’abri de tous les dogmes, permettant de transmettre aux élèves les connaissances établies scientifiquement, et vise à faire naître dans les jeunes consciences les lumières qui éclairent l’esprit de citoyens libres, loin des querelles partisanes et religieuses. Les maîtres et les autres fonctionnaires de l’Education nationale doivent obéir à leur obligation de réserve comme tous les autres agents publics tandis que les élèves sont astreints à une grande neutralité durant la classe, quels que soient par ailleurs les engagements des familles.

Toutefois, lorsque les parents eux-mêmes sont sollicités pour accompagner des sorties scolaires conformément aux instructions du ministère de l’Education nationale, ils n’ont pas la qualité de fonctionnaires ni, bien entendu d’élèves. Ils sont qualifiés de collaborateurs occasionnels du service public, une catégorie juridique élaborée par les juridictions administratives pour les exonérer de toute responsabilité en cas d’accident, l’Etat supportant celle-ci intégralement. Ils conservent entière la faculté d’exercer leurs libertés individuelles et leur refuser d’accompagner les élèves au seul motif qu’ils arborent un signe religieux constitue bien une discrimination. Seule la loi pourrait limiter ces libertés. Encore faudrait-il que celle-ci soit conforme aux principes généraux du droit garants des libertés fondamentales dont la restriction ne peut résulter que de raisons sérieuses. En l’espèce, nous ne pensons pas que ces conditions soient réunies. Un Etat laïque ne saurait être liberticide.


Brèves

Italie : pas de crucifix dans les écoles

jeudi 5 novembre 2009

Nos amis de la Fédération Italienne de Libre Pensée « Giordano Bruno » nous font parvenir cette importante nouvelle :

Corte Europea : Niente crocifissi a scuola

Il crocifisso nelle aule scolastiche viola la libertà di coscienza degli alunni e fa dello Stato il propagatore di una fede. Il che è incompatibile con i valori della democrazia laica.

E’ quanto ha stabilito la Corte di Strasburgo, che ha dato ragione alla signora Soile Lautsi, cittadina italiana originaria della Finlandia, che nel 2002 aveva chiesto all’istituto statale "Vittorino da Feltre" di Abano Terme (Padova), frequentato dai suoi due figli (Dataico e Sami Albertin), di togliere i crocefissi dalle aule. Non avendo trovato soddisfazione dai tribunali amministrativi italiani, la signora Lautsi si è rivolta alla Corte Europea, che oltre a stabilire che nelle aule scolastiche non possono esserci simboli di fede, ha anche condannato l’Italia ad risarcimento di 5000 euro per danni morali.

Cour européenne : Pas de crucifix dans les écoles

Le crucifix dans les classes viole la liberté de conscience des élèves et fait de l’Etat le propagateur de la foi. Ce qui est incompatible avec les valeurs de la démocratie et laïque.

C’est ce qu’a établi par la Cour de Strasbourg, qui a statué en faveur de Mme Soile Lautso, une citoyenne italienne originaire de Finlande, qui en 2002 avait demandé à l’institut d’Etat "Vittorino da Feltre" à Abano Terme (Padoue), fréquenté par ses deux enfants (Dataico et Sami Albertin) d’enlever les crucifix des salles de classe. Ne trouvant pas de satisfaction auprès des tribunaux administratifs italiens, Mme Lautso saisit la Cour européenne, qui en plus d’établir que, dans la salle de classe ne euvent pas être des symboles religieux, a également condamné l’Italie pour l’indemnisation de 5.000 euros pour préjudice moral.

Rappelons que la Cour européenne n’est pas une institution de l’Union européenne.

Notons que les partis de droite mais également de « gauche » en Italie ont protesté contre cette décision.

 

The Dalai Lama in Paris : For the respect of the principle of Separation of Religions and the State

jeudi 18 juin 2009

We have been informed that Mr Bertrand Delanoë, the Mayor of Paris, is going to grant the title of honorary citizen to Tenzin Gyatso, who is regarded by some as the 14th reincarnation of the Dalai Lama.

Article 2 of the 1905 Law of Separation of Religions and the State provides : “The Republic does not recognize, remunerate nor subsidize any religion “. That imposes a duty of neutrality for all the people’s representatives in the Republic towards all religions. The Dalai Lama is a religious leader. Honouring him as a guest and granting him a medal does not only mean recognizing the Buddhist religion, rather it also means rewarding this religion.

The Paris Federation of Libre Pensée Strongly denounces this violation of secularism.

Guaranteed in the 1905 Law, secularism has played a major role in safeguarding the freedom of conscience, which includes the right to believe in a religion according to one’s personal choice or to believe in none. The freedom of religion is guaranteed by the freedom of conscience, not the other way round. That is what we want to tell the Mayor of Paris on this occasion.

Moreover, the Libre Pensée rejects the alleged “democratic values” of the Dalai Lama. It reminds that the latter was trained by Heinrich Harrer, a member of the Waffen SS, who in his book “Seven years in Tibet” wrote that he was delighted to see that “the Tibetan monks’ domination is absolute. It is a typical example of clerical dictatorship”. As for us, we simply recall that the Tibetan monks have imposed a feudal system based on serfdom upon the Tibetan population.

Whether Revolution or counter-revolution ?

Counter-revolutions, dictators, Churches are widely honored in Paris. Streets and places named after Thiers, Mohammed V and John-Paul II Square, along with Theodor Herzl (the founder of Zionism) Big Business and Religion have more than their share. But when are we to honor one of the greatest figure of the French Revolution and the Republic ?

When will there be one Robespierre Street ?

Paris, June 4, 2009

 

L’idée Libre - Revue de la Libre Pensée

jeudi 30 avril 2009

Libre Pensée et liberté de conscience à travers le monde

Numéro 284 - Mars 2009

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Au sommaire de ce nouveau numéro (extraits) :

- Le congrès mondial de la Libre Pensée à Rome en 1904 (J.M. Schiappa)
- 1905 : congrès mondial de la Libre Pensée à Paris
- Des Libres Penseurs dans l’armée de l’Union pendant la Guerre de Sécession (Fred Whitehead)
- La Contre-Réforme catholique du XXe siècle (F.A. Ridley)
- La sépartion des Eglises et de l’Etat existe-t-elle en Australie et en Nouvelle-Zélande ? (Max Wallace)
- Libre pensée et humanisme en Afrique francophone (Leo Igwe)
- Confessionnalité et laïcité dans l’histoire du Québec (Henri Laberge)
- La séparation du gouvernement et de la religion en Norvège (Roar Johnsen)
- Eléments sur l’histoire de la Libre Pensée en Italie (Maria Mantello)

Pour acheter ce numéro : http://www.librepenseefrance.ouvaton.org Rubrique "librairie"

 

Cité laïque numéro 14

lundi 30 mars 2009

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Au sommaire du nouveau numéro :

- Le rapport du président (Henri Laberge) ;
- Le point sur les prières municipales (Marie-Michelle Poisson) ;
- De quel athéisme et de quelle laïcité s’agit-il ? (Henri Laberge) ;
- États-Unis : la religion civile fait obstacle à la laïcité (Paul Drouin et Claude Saint-Laurent) ;
- La grande récupération : le Vatican dénature la sélection naturelle (Daniel Baril) ;
- Les grands humanistes québécois : Félix d’Hérelle (Claude Braun) ;
- Pour la procréation assistée (Claude Braun) ;
- Pour le suicide assisté (Claude Braun) ;
- Les immigrants et la ferveur religieuse (David Rand) ;
- La « religion du Canadien » : et si c’était la religion qui empruntait au hockey ? (Daniel Baril) ;
- Rubrique livres : Les couleurs de l’humanisme, de l’AHQ (Gérald Blanchard) ; Le code pour une éthique globale, de Rodrigue Tremblay (Daniel Baril) ; Tableau des saints, du baron d’Holbach (Daniel Laprès)

La revue est accessible à l’adresse suivante : Cité laïque numéro 14 http://www.mlq.qc.ca/pdf/citelaique... [PDF de 6 Mo environ]

 

Mouvement laïque québécois

lundi 30 mars 2009

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Contestation des prières : la campagne de financement se poursuit

Vous avez répondu en grand nombre et généreusement à l’appel lancé en février dernier afin de soutenir financièrement les actions menées contre les prières dans les assemblées municipales à Saguenay et à Trois-Rivières. Le MLQ remercie sincèrement les donateurs qui ont contribué à cette campagne à ce jour et rappelle à tous qu’elle est toujours en cours. Toute contribution , aussi modeste soit-elle, est d’un grand secours pour un organisme comme le nôtre qui ne dispose d’aucune subvention publique. Une bonne façon d’apporter votre appui est d’adhérer au MLQ ou, si c’est déjà le cas, de verser un don à la mesure de vos moyens. Vous pouvez le faire de façon simple et sécuritaire au moyen du service PayPal (par la page Faire un don au MLQ http://www.mlq.qc.ca/vx/7_pub/dons/) et nous privilégions ce moyen. Vous pouvez aussi envoyer votre chèque libellé au nom du Mouvement laïque québécois (avec la précision « campagne de financement » en rubrique) par la poste à :

Mouvement laïque québécois C.P. 32132, succ. Saint-André Montréal H2L 4Y5

Étant considéré comme un groupe aux objectifs politiques, le MLQ ne peut malheureusement émettre de reçus pour exemption fiscale. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre appui.

 
Sur le Web : site du MLQ